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C dans l'air du 1er avril 2026 - Trump menace de « quitter l'Iran »...et l'OTAN !
Plus d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, alors que la fermeture du détroit d’Ormuz par le régime des Mollahs entraîne un ralentissement de l’économie mondiale, le président des États-Unis s’en est pris aux Français « qui ne nous aident pas », aux Européens « incapables de se battre », au Royaume-Uni, ainsi qu’à l’OTAN « qui ne sert à rien »…
Dans un message publié hier sur son réseau social, Donald Trump a même affirmé que la France avait refusé le survol de son territoire à des avions américains et s’était montrée « très peu coopérative » face à celui qu’il appelle « le boucher d’Iran » : « les États-Unis s’en souviendront », a-t-il ajouté. Le président américain a également déclaré que son pays quitterait l’Iran « très bientôt », « dans deux ou trois semaines », laissant la France et les autres pays « se débrouiller tout seuls » avec le détroit d’Ormuz.
Un peu plus tard, sur Fox News, les États-Unis, par la voix de Marco Rubio, ont par ailleurs menacé de réévaluer leur engagement dans l’OTAN face au refus de certains alliés européens de soutenir leurs opérations militaires. « L’OTAN fonctionne à sens unique », a assuré le secrétaire d’État. « Nous allons devoir réexaminer cette relation. Il faudra l’examiner attentivement après la fin du conflit. »
L’OTAN est en réalité dans le viseur des États-Unis depuis plusieurs mois — c’est l’une des obsessions de Donald Trump. Mais envisage-t-il sérieusement un retrait des États-Unis de l’OTAN ? Et quel rôle joue la Russie dans cette guerre au Moyen-Orient ?
En marge d’une réunion du G7, le 26 mars dernier, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a affirmé l’existence d’une aide russe à l’Iran dans le cadre du conflit. « Nous constatons que la Russie aide l’Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains, et qu’elle fournit également des drones afin que ce pays puisse attaquer ses voisins ainsi que des bases militaires américaines », a-t-elle déclaré. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui aussi, se dit persuadé de cette aide de Moscou à Téhéran et affirme détenir des « preuves irréfutables ».
Parallèlement, en réponse à l’affolement des marchés mondiaux — qui a déjà provoqué des hausses de prix à la pompe, aux États-Unis comme en Europe —, Donald Trump a décidé, mi-mars, de lever une partie des sanctions américaines sur le pétrole russe pour une durée de trente jours. La mesure concerne les barils stockés sur des navires depuis la mise en place des sanctions. Les Européens ont critiqué cette décision et maintenu leurs propres sanctions, alors que, sur le terrain, depuis dix jours, l’Ukraine multiplie les attaques contre les infrastructures clés de l’exportation de pétrole brut russe. L’objectif de Kiev est de limiter le surcroît de recettes que Moscou tire de la flambée des cours.
Alors, qui sont les gagnants et les perdants de la guerre au Moyen-Orient ? Donald Trump va-t-il finalement opter pour une sortie rapide du conflit ? Quid de l’OTAN ? Enfin, Emmanuel Macron a convoqué ces dernières semaines plusieurs conseils de défense : comment fonctionne ce dispositif ?
Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale
- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et à la Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n’aura pas lieu aux Editions Odile Jacob
- Laure MANDEVILLE - grand reporter au Figaro
- Mélissa BELL - journaliste, correspondante à Paris pour CNN
- Marie BILLON (en duplex de Londres )- correspondante en Grande-Bretagne pour la radio RTL
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