
Sacrée musique et musique sacrée, voilà ce que propose Drama on the corner sur son deuxième EP, Orixa. Une musique fusion qui rend hommage aux ancêtres d'Adrien de Araujo, compositeur et pianiste de DOTC, mais aussi aux influences de soulful house, genre qu'affectionne le batteur Gérald Portocallis, l'autre pilier du groupe.
Pour son deuxième moyen format, Drama On The Corner, combo formé en 2016 par Gérald Portocallis et Adrien de Araujo, emporte les auditeurs vers les terreiros, les temples de la religion candomblé de Salvador de Bahia. Une réminiscence ancestrale pour Adrien de Araujo. « Orixa, ce sont mes racines. Je descends d'une tribu amazonienne, les Guajajara, et toute cette culture des orichas est très présente dans la culture populaire. »
Ce rapport entre musique et religion se retrouve aussi dans les compositions du batteur Gérald Portocallis. Le jazzman, porté sur la philosophie (qu'il enseigne par ailleurs) trouve le sens du sacré dans la musique house, en particulier la souful house qui selon lui participe à une forme de quête du sacré.
Orixa n'est pas pour autant un album mystique. Le duo y travaille la signature musicale inaugurée sur son premier EP, sorti l'an dernier, Conceptions. Cette fois-ci, les musiciens ont introduit dans leur temple musical quelques grands noms du jazz-fusion. Citons l'élégante Ladybird, adepte du jazz-house des années 2000, ainsi que le trompettiste Robin Mansanti et le percussionniste Gaël le prince Caetano.
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